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NBA : Bronny, le fils de LeBron James, va-t-il perturber la Draft 2024 ?

Actuellement à Chicago pour le NBA Draft Combine, Bronny, le fils de LeBron James, a reçu ce lundi le feu vert médical pour jouer en NBA, alors qu’il s’est inscrit à la prochaine draft. Malgré une première année manquée en université, Bronny, qui peut encore retirer son nom jusqu’à fin mai, intrigue certaines franchises NBA pour diverses raisons. Et ce n’est pas qu’une question de basket.

En France, cette draft NBA 2024 connait une certaine hype en raison notamment de la présence de Zaccharie Risacher et Alex Sarr aux toutes premières places des projections. Mais de l’autre côté de l’Atlantique, c’est une autre histoire. Un an après la folie Wembanyama, la relative faiblesse de cette cuvée 2024 n’emballe pas les foules alors qu’aucun phénomène n’est recensé. Mais il y a quand même de quoi intriguer les fans du ballon orange, et c’est notamment le cas en raison de la présence de Bronny, le fils de LeBron James.

Malgré une première année universitaire décevante (4.8 pts, 2.8 rbds et 2.1 pds en 25 matches) après son arrêt cardiaque à l’entraînement en juillet 2023, Bronny James (19 ans) a finalement choisi de se présenter à cette draft NBA 2024. Et s’il peut encore retirer son nom jusqu’au 29 mai et repartir pour une deuxième année en NCAA, il a reçu ce lundi le feu vert médical pour jouer en NBA. Reste à savoir maintenant comment sa présence peut perturber cette draft s’il reste candidat.

BRONNY EST LOIN D’ÊTRE PRÊT

Depuis des années, LeBron James, qui possède une “player option” dans son contrat pour cet été, a répété à l’envi que l’un de ses derniers rêves était de jouer avec Bronny, de “partager le terrain en NBA avec son fils”. Et s’il a calmé le jeu ces dernières semaines avec l’idée sûrement de ne pas mettre trop de pression à son aîné, la présence de Bronny à la draft 2024 ne cesse d’alimenter les spéculations. Le très informé Shams Charania, l’insider NBA de The Athletic, a ainsi révélé récemment que les Lakers sont “intéressés à l’idée de drafter Bronny James” alors que les Californiens possèdent le 17e et le 55e choix. De quoi en laisser plus d’un sceptique.

Après s’être remis de ses pépins de santé de l’été dernier, Bronny James a montré ses limites avec USC, sa fac. Son manque d’impact offensif et ses soucis aux shoots (36.6% au tir, 26.7% à trois points) ont refroidi tous les observateurs alors qu’il avait emballé les foules lors de sa dernière année au lycée à l’image notamment de sa performance au McDonald’s All American Game (ndlr : le All Star Game des lycées) où il a fini avec 15 points. “Bronny est loin d’être prêt”, a résumé un GM NBA à The Ringer mi-avril. “Il devrait retourner à l’université pour se développer à son propre rythme, sinon il risque de se perdre, qu’il joue ou non avec son père.” “C’est un arrière de petite taille qui ne shoote pas“, a complété un scout NBA dans The Ringer.

IL FERA DU MERCHANDISING

Les avis sont donc plus que mitigés. Et pourtant, les possibilités de le voir être retenu lors de la prochaine draft sont bien réelles. Pour plusieurs raisons. Selon Adrian Wojnarowski, le journaliste star d’Espn, c’est notamment une histoire de business comme souvent en NBA : “Il peut avoir un impact pour les organisations. Et pas seulement sur le terrain mais potentiellement pour le côté business. Alors qu’il va sûrement débuter en G-League (ndlr : la Ligue de développement de la NBA), il remplira les stades de la G-League, il fera du merchandising. Tout cela fait de lui un joueur attractif pour la fin du premier tour ou au deuxième tour. Ses chances d’aller en NBA sont là”.

Bronny James n’est donc pas qu’un simple basketteur. Il est le fils de LeBron, le meilleur marqueur de l’histoire de la NBA. Et comme en témoignent ses réseaux sociaux où il pointe à 7.6 millions de followers par exemple sur Instagram, c’est un phénomène à sa manière. Mais il devra quand même rassurer les franchises NBA lors du NBA Draft Combine cette semaine à Chicago, où les prospects de la Draft NBA 2024 sont évalués. “Il n’a pas connu la première année universitaire que les GM espéraient. Mais il a maintenant l’opportunité de montrer que son jeu possède plusieurs dimensions. Qu’il peut être ce joueur impactant en défense et apte à mettre des tirs de loin“, a résumé Jonathan Givony, le spécialiste de la draft chez ESPN.

Ce lundi, Bronny a d’ailleurs marqué les esprits. S’il a été mesuré à 1m86 alors qu’il était annoncé à 1m93, il a affiché ses capacités athlétiques (81 cm de détente sèche et 102 avec de l’élan, soit la 4e meilleure perf de tous les participants). Et il a rassuré sur son shoot de loin avec un joli 19 sur 25 à trois points, dont 12 consécutifs. De quoi faire monter sa cote. Mais jusqu’à quel point alors qu’il part de loin ? Ce sera l’une des grandes questions de le 26 et 27 juin prochains s’il laisse son nom à cette draft.

Source : Eurosport

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