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Frappes israélo-américaines contre l’Iran : Donald Trump annonce la mort de l’ayatollah Ali Khamenei

L’ayatollah Ali Khamenei, l’intransigeant guide suprême de la République islamique d’Iran, est mort, a annoncé Donald Trump.

L’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême de l’Iran dont Donald Trump a annoncé la mort samedi, incarnait depuis des décennies la République islamique et sa confrontation idéologique avec le «Grand Satan» américain et Israël, son ennemi juré. «Khamenei, l’une des personnes les plus diaboliques de l’Histoire, est mort», a affirmé le président américain sur sa plateforme Truth Social. L’Iran n’a pas confirmé son décès mais les informations sur son décès dans l’attaque menée par les Etats-Unis et Israël a été accueillie par des cris de joie à Téhéran.

Lire aussi : Moyen-Orient : les États-Unis et Israël lancent des frappes contre l’Iran, ciblant ses dirigeants

Selon une chaîne israélienne, une photo de sa dépouille a été montrée à M. Trump ainsi qu’au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Arborant le turban noir des «seyyed», les descendants du prophète Mahomet, une barbe blanche touffue et des lunettes, Ali Khamenei était, à 86 ans, le doyen des chefs d’Etat du Moyen-Orient.

En tant que guide suprême, et donc chef du système théocratique iranien, il avait quasiment un pouvoir absolu sur les questions religieuses, politiques et militaires. Ses portraits étaient omniprésents dans les lieux publics et la question de sa succession n’avait jamais été soulevée publiquement.

En juin 1989, Ali Khamenei allait avoir 50 ans lorsqu’il a été nommé guide suprême à la suite du décès de l’ayatollah Rouhollah Khomeini, le fondateur de la République islamique. Son accession s’était déroulée sans heurts, Khamenei ayant assis son pouvoir en occupant la présidence du pays durant huit années, marquées par une guerre dévastatrice avec l’Irak (1980-1988).

Ses fréquentes visites en treillis sur le front avaient alors largement contribué à façonner son image. Ses trois décennies en tant que guide suprême ont été marquées par une succession de crises et de contestations.

En 2009, «le Mouvement vert» lors de la réélection jugée frauduleuse du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad. En 2022, le mouvement «Femmes, Vie, Liberté», déclenché après la mort en détention de la jeune Mahsa Amini, arrêtée pour un voile supposément mal ajusté.

Dernièrement, il avait qualifié de tentative de «coup d’Etat» les manifestations monstres du mois de janvier contre le pouvoir et le marasme économique. Rapide à fustiger des «complots», ourdis selon lui par des «ennemis», notamment les Etats-Unis et Israël, Khamenei a qualifié les protestations de «séditions», justifiant leur répression.

La République islamique a régulièrement été épinglée par des ONG et l’ONU pour de nombreuses violations des droits humains.

Source : AFP

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