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Assemblées annuelles de la BAD : des ONG plaident pour la prise en compte des revendications des communautés

Les Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD)o auront lieu du 26 au 30 mai 2025, à Abidjan, autour du thème : « Tirer le meilleur parti du capital de l’Afrique pour favoriser son développement ».

En marge de cet événement, Lumière Synergie pour le Développement (LSD), une Ong basée à Dakar (sénégal), organise, en collaboration avec la  Coalition Ivoirienne des Défenseurs des Droits Humains, avec l’appui de Foundation for a Just Society (FJS), un atelier régional de mobilisation, de capitalisation et de plaidoyer, les 26 et 27 mai à Abidjan. autour du thème : « Amplifier la voix des femmes affectées par les projets du groupe de la Banque africaine pour de Développement : Quelles perspectives pour respecter, protéger et réparer les injustices dans la mise en œuvre des projets d’infrastructures ? ».

L’objectif de cet atelier est de renforcer la participation, la solidarité, le partage d’expérience et la mobilisation en faveur d’un plaidoyer porté par des femmes directement concernées par des projets et opérations de la Banque Africaine de Développement, au moment où la Bad s’apprête à élire un nouveau Président pour les 5 prochaines années.

C’est dans cadre que se situe le lancement du projet ‘’Ecole Eco-féministe’’ dans le village de Taboth (dans la sous-préfecture de Jacqueville, à 30 Km d’Abidjan), un village impacté par la Centrale thermique à gaz de cycle combiné d’Atinkou , situé près du village ; un projet financé par la Banque africaine de développement, le 23 mai 2025.

Ce projet, qui a pour thème : « Amplifier la voix des femmes affectées par les projets de la BAD en Afrique de l’Ouest », vise à renforcer la résilience des femmes, en développant leur capacité à surmonter les difficultés, s’adapter aux changements climatiques et rebondir efficacement après une crise.

Cette école vise également à renforcer la capacité des jeunes filles et des femmes pour la défense de leurs droits face aux impacts environnementaux et socio-économiques des grands projets d’infrastructure et favoriser une mobilisation collective pour une justice sociale et écologique.

Après la phase pilote au Sénégal, LSD étend cette initiative à la Côte d’Ivoire, dans la continuité de son partenariat avec CIDDH, avec l’appui financier de Foundation a Just Society (FJS). 15 jeunes filles et 15 femmes (30, au total) participent à cette phase expérimentale en Côte d’Ivoire.

Dans son intervention, Marthe Coulibaly, coordinatrice nationale de la CIDDH, a indiqué que c’est un projet qui a démarré depuis 2021 et qui se poursuit. Il s’adresse aux femmes mais aussi aux jeunes filles afin de les préparer à comprendre les enjeux de développement communautaire.

Plusieurs activités sont au programme : le renforcement des capacités des bénéficiaires du projet, en termes de leadership, de plaidoyer, de sorte que la responsabilité sociale et sociétale soit respectée.

Marthe Coulibaly n’a pas manqué d’indiquer que les attentes des ONG sont énormes vis-à-vis de la BAD. « Les Ong sont celles qui sont sur le terrain, qui sont les relais des préoccupations des communautés, c’est pourquoi nous attendons que nos recommandations soient prises en compte lors de ces assises », a-t-elle soutenu.

La 60è Assemblée annuelle de la BAD et la 51è Assemblée annuelle du Conseil des Gouverneurs du Fonds africain de développement, s’ouvrent, ce lundi 26 mai à Abidjan.

Ey  

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