Côte d'IvoireSécurité et Défense

Armes conventionnelles : un atelier régional de renforcement des capacités sur le traçage des armes ouvert en Côte d’Ivoire

La Commission nationale de lutte contre les armes légères et de petit calibre (ComNat-ALPC) de Côte d’Ivoire, en partenariat avec le Secrétariat du Traité sur le commerce des armes (S-TCA), organise du 15 au 19 juin 2026 à Assinie (Sud-est du pays), un atelier régional de renforcement des capacités consacré au traçage des armes et des munitions.

Cette initiative, financée par le Fonds d’affectation volontaire, réunit des experts et praticiens de plusieurs États membres de la CEDEAO.

Cette rencontre constitue une étape importante dans les efforts visant à lutter contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères dans l’espace communautaire ouest-africain.

À l’ouverture des travaux, le président de la ComNat-ALPC, l’Inspecteur général de police Aboubacar Sidiki Diakité, a souligné que la prolifération des armes légères demeure l’un des principaux défis sécuritaires de la sous-région.

Selon lui, l’atelier vise à promouvoir les bonnes pratiques et à renforcer les mécanismes de coopération entre les États membres de la CEDEAO afin d’apporter une réponse plus efficace aux menaces sécuritaires.

« Cette rencontre offre aux experts et praticiens de la sous-région une occasion d’apprentissage, d’échanges d’expériences et de réflexion pour améliorer l’efficacité des mécanismes nationaux de contrôle et de traçage des armes. Elle témoigne également de notre capacité à agir ensemble avec détermination, responsabilité et solidarité », a-t-il déclaré.

L’Inspecteur général de police Aboubacar Sidiki Diakité, président de la ComNat-ALPC.

Le président de la ComNat-ALPC a par ailleurs exprimé sa gratitude au gouvernement ivoirien pour son soutien constant aux actions de prévention de la violence armée et de renforcement de la sécurité nationale.

Représentant le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, le conseiller technique Ouattara Francis, qui présidait la cérémonie d’ouverture, a rappelé que la circulation et la prolifération des armes légères et de petit calibre constituent une menace majeure pour la stabilité des États de la région.

« Cette rencontre s’inscrit dans un esprit de solidarité et de responsabilité partagée face aux défis sécuritaires qui fragilisent nos institutions, compromettent la sécurité des populations et freinent le développement économique de nos pays », a-t-il indiqué.

Selon lui, la préservation durable de la paix et de la sécurité passe nécessairement par un renforcement de la coopération régionale et le développement continu des capacités institutionnelles et opérationnelles. Il a également insisté sur la nécessité d’intensifier le partage d’informations, d’harmoniser les procédures et de consolider les pratiques opérationnelles face à des réseaux criminels transnationaux qui exploitent les failles des systèmes de contrôle pour alimenter les trafics illicites d’armes.
Le représentant du ministre a salué l’appui des partenaires techniques et financiers engagés dans ce projet avant de réaffirmer l’engagement de la Côte d’Ivoire en faveur de la Réforme du secteur de la sécurité (RSS), de la lutte contre la prolifération des armes et de la consolidation d’une paix durable.
Il a également encouragé le renforcement des capacités des structures nationales chargées du contrôle des armes, ainsi que le développement de partenariats stratégiques avec les organisations régionales et internationales œuvrant pour la paix et la sécurité au sein de la CEDEAO.

« Dans cette dynamique, la ComNat-ALPC joue un rôle central dans la mise en œuvre de la politique nationale de lutte contre les armes illicites. Ses actions contribuent au renforcement de la sécurité humaine, à la prévention de la violence armée et à la consolidation de la stabilité nationale »,  a-t-il dit

Avant de conclure , Ouattara Francis a invité les participants à s’approprier pleinement les travaux de l’atelier, estimant que les défis sécuritaires actuels nécessitent des réponses collectives, innovantes et adaptées aux réalités de la sous-région.

Au total, 40 délégués issus de dix pays de la CEDEAO (le Bénin, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria, le Sénégal, la Sierra Leone, le Togo et la Côte d’Ivoire) prennent part à cette session de formation.

Ey

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