Accusés de terrorisme et complot contre l’autorité de l’Etat : deux dirigeants du parti de Gbagbo déférés
Voir le communiqué du Procureur de la République près le Tribunal de Première instance d'Abidjan
Cette incarcération de ces deux personnalités du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI, opposition), a lieu à la suite d’actes de violences à Yopougon, dans l’Ouest d’Abidjan, et dans un contexte électoral tendu.
Convoqués, le 8 août 2025, au service des enquêtes générales de la préfecture de police d’Abidjan, ils ont été déférés ce lundi 11 août 2025 à la Section antiterroriste du Tribunal d’Abidjan, où une information judiciaire, avec mandat de dépôt, a été ouverte contre eux.
Il leur est reproché des faits « d’acte terroriste, complot contre l’autorité de l’Etat, participation à un mouvement insurrectionnel, dégradation volontaire de véhicule et incendie volontaire de véhicule appartenant à autrui », indique une note signée par le procureur de la République.
Une horde d’individus encagoulés et détenant des machettes, des gourdins, des armes à feu, des cocktails incendiaires ont perpétré dans la nuit du vendredi 1er août 2025, à Yopougon, des actes de violence, incendiant un bus de la Sotra. Ils ont aussi dégradé un véhicule de la police et molesté ses occupants.
Une enquête ouverte à la suite de ces évènements a permis d’interpeller les nommés Kouamé OI Kouamé Josué Alias Général Frazaho, Zoh Inza Alias Zoulou, Gnegbre Kado Jean Claude Alias Jaguar, rapporte le procureur.
Elle a également permis d’interpeller Mme Zaholy Pascale, une cadre du PPA-CI, Fofana Souleymane Alias Solo, Gnegbre Gbadjale Jean Alain, Gnegbre Ouaga Ange Deshor Alias Gbe-Susteme, Kuisse Elphège Fréjus Alias Kirikou et Brou Adom Jean-Louis.
« Au cours des différentes auditions judiciaires, ceux-ci ont cité Messieurs Lida Kouassi Moïse, ancien ministre de la Défense, et Koné Boubakar, ambassadeur à la retraite, comme étant les instigateurs de ces violences », a déclaré le procureur.
Il ressort également de ces auditions que l’objectif était de « provoquer une situation de terreur ou d’intimider la population après l’annonce de la candidature du président de la République, Alassane Ouattara, à l’élection présidentielle d’octobre 2025, poursuit-il.
Le mode opératoire consistait ainsi à incendier des bus, des stations d’essence, le siège de la Commission électorale locale (CEI de Yopougon Niangon) et les locaux de la Mairie annexe de Yopougon Niangon à gauche, renchérit le parquet.
Le procureur mentionne que ces faits sont prévus et punis par la loi 2015-493 du 7 juillet 2015 portant répression du terrorisme, telle que modifiée par la loi 2018-864 du 19novembre 2018, notamment les articles 29, 163, 176, 190 et 493 du Code pénal.
L’opposition ivoirienne demande, depuis plusieurs mois, avec insistance, une réintégration sur la liste électorale, de l’ex-président Laurent Gbagbo, le président du PDCI, Tidjane Thiam, ainsi que l’ex-Premier ministre Guillaume Soro, actuellement en exil, et Charles Blé Goudé, dans le cadre de la présidentielle du 25 octobre 2025.
Source : APA




