Journée internationale de la destruction des armes légères : la ComNat-ALPC réaffirme son engagement à poursuivre la destruction des armes illégales

La Commission nationale de lutte contre la circulation et la prolifération des armes légères et de petit calibre (ComNat-ALPC) a commémoré, les 4 et 5 septembre 2026 à Yamoussoukro, la Journée internationale de la destruction des armes légères et de petit calibre.
L’événement a été marqué par des conférences ainsi que par des activités pratiques de sensibilisation organisées dans la capitale politique ivoirienne, qui a été le théâtre de violences lors de précédents processus électoraux en Côte d’Ivoire.
À travers cette initiative, la ComNat-ALPC entend renforcer la sensibilisation des populations sur les risques liés à la circulation des armes et les encourager à adopter des comportements responsables, afin de contribuer davantage à la prévention de la violence armée.
« Cette journée nous offre l’occasion de rappeler que la maîtrise des armes légères et de petit calibre, communément appelées ALPC, demeure un enjeu majeur de paix, de sécurité et de développement », a déclaré l’Inspecteur général Aboubacar Sidiki Diakité, président de la ComNat-ALPC.
Selon lui, derrière chaque arme détruite se trouve une décision forte : celle de retirer définitivement de la circulation un instrument susceptible, à l’avenir, de menacer une vie, de troubler la paix ou de porter atteinte à la sécurité des communautés.
« C’est tout le sens de la Journée internationale de la destruction des armes légères et de petit calibre que nous commémorons aujourd’hui à Yamoussoukro », a-t-il souligné.
Une circulation mondiale préoccupante
À l’échelle mondiale, la circulation des armes à feu demeure une préoccupation majeure. Leur nombre est estimé à plusieurs centaines de millions, voire à plus d’un milliard selon certaines estimations. Une part importante de ces armes est détenue par des civils, tandis que certaines peuvent échapper aux mécanismes de contrôle mis en place par les États.

Dans de nombreux contextes, les armes légères et de petit calibre contribuent à alimenter la criminalité, les conflits armés, les violences communautaires et diverses formes de violations des droits humains.
Face à cette réalité, la Côte d’Ivoire a fait le choix d’une politique reposant sur la prévention, le contrôle, la réduction des risques et le renforcement de la gouvernance des armes, a indiqué l’Inspecteur général Aboubacar Sidiki Diakité.
Cette politique s’inscrit dans le respect des engagements internationaux et régionaux auxquels le pays a souscrit, notamment la Convention de la CEDEAO sur les armes légères et de petit calibre, leurs munitions et autres matériels connexes, ainsi que les instruments pertinents des Nations Unies.
La destruction, un maillon essentiel du dispositif
Dans ce dispositif, la destruction occupe une place essentielle. Depuis plusieurs années, la ComNat-ALPC œuvre à la destruction des armes collectées, saisies ou devenues obsolètes, en étroite collaboration avec les Forces de défense et de sécurité, les administrations concernées et avec l’appui de partenaires nationaux et internationaux.
L’objectif poursuivi par le gouvernement ivoirien est clair : empêcher qu’une arme qui n’a plus vocation à être utilisée dans un cadre légal soit détournée, remise en circulation et transformée en instrument de criminalité ou de violence.
Toutefois, la lutte contre la circulation illicite et la prolifération des ALPC ne se limite pas à leur destruction. Elle repose sur une approche globale intégrant notamment le marquage, l’enregistrement et le traçage des armes, l’amélioration des conditions de stockage et de gestion des stocks, le renforcement des capacités des acteurs concernés, la sensibilisation des populations et la prévention de la violence armée.
« Une arme correctement enregistrée peut être plus facilement identifiée et tracée. Une arme correctement stockée est moins exposée au vol, à la perte ou au détournement. Une arme obsolète, lorsqu’elle est détruite dans les conditions appropriées, ne peut plus être utilisée pour commettre un crime. Et une population correctement sensibilisée est mieux préparée à identifier les risques, à adopter des comportements responsables et à contribuer à la prévention de la violence armée », a expliqué le président de la ComNat-ALPC.

À travers la commémoration de cette journée, la Côte d’Ivoire réaffirme ainsi sa volonté de poursuivre ses efforts en faveur d’une meilleure maîtrise des armes légères et de petit calibre et de renforcer les actions visant à préserver durablement la paix, la sécurité et la stabilité du pays.
Une approche fondée sur la prévention, la responsabilité et la coopération
L’activité organisée à Yamoussoukro revêt à la fois une forte portée symbolique et une réelle dimension opérationnelle. Elle traduit la détermination de l’État de Côte d’Ivoire à réduire les risques liés aux armes légères et de petit calibre (ALPC) et à renforcer durablement la sécurité des populations.
La ComNat a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement de la Côte d’Ivoire à poursuivre la destruction des armes excédentaires, obsolètes, saisies ou autrement retirées des circuits légaux, chaque fois que les conditions techniques, opérationnelles et juridiques le permettent. Cette démarche participe à l’objectif de bâtir une Côte d’Ivoire toujours plus sûre, plus stable et plus résiliente face aux violences armées.
Tout en soulignant que la lutte contre les ALPC exige une coopération toujours plus étroite entre les États, une meilleure circulation de l’information, le renforcement des capacités de traçage, une coordination accrue entre les différents acteurs et une mobilisation durable des ressources, il a appelé à une solidarité internationale renforcée en faveur des États qui ont fait de la lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes une priorité de leur politique de sécurité.
« Aucun État ne peut, à lui seul, faire face à un phénomène dont les ramifications dépassent les frontières. Nous devons unir nos efforts afin que les armes retirées de la circulation ne puissent jamais redevenir une menace pour nos populations. », confie-t-il.
Car, a-t-il également souligné : « Détruire une arme, c’est éliminer une menace. Prévenir sa circulation, c’est protéger une vie. Renforcer la gouvernance des armes, c’est consolider la paix. »
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