Sécurité inclusive : le RJPS mobilise les médias pour la vulgarisation des agendas femmes, jeunes, paix et sécurité au sein des communautés

Le Réseau des Journalistes et professionnels de la communication pour la Paix et la Sécurité (RJPS) met en œuvre un projet intitulé « Appui à la vulgarisation des Agendas féministes Paix et Sécurité auprès des communautés en Côte d’Ivoire ». Le lancement officiel de cette initiative a eu lieu le jeudi 26 mars 2026, dans le cadre d’une conférence organisée au siège du RASALAO-CI, partenaire du RJPS dans la réalisation de ce projet.
La conférence de lancement a réuni des représentants des professionnels des médias, des organisations de la société civile, de l’Assemblée nationale, de ministères et structures nationales, des forces de défense et de sécurité, ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Cette conférence avait pour principal objectif de présenter les contours et fondements du projet, pour une implication effective des acteurs-clés de mise en œuvre. Et de mobiliser les parties prenantes, notamment les communautés, sur les problématiques des agendas Femmes, Paix et Sécurité, et Jeunes, Paix et Sécurité, notamment les Résolutions 1325 et 2250 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies.
Logé dans une initiative nationale plus large, dénomméé SAC-CI, ce projet entre dans le cadre du programme « Pour des agendas féministes, Paix et Sécurité_Africaines de l’Ouest et du Sahel solidaires pour la paix« ; il est mis en œuvre par un consortium de quatre organisations féministes que sont : Equipop, Diakonia au Burkina, ONG FAD au Niger et Gorée Institute au Sénégal, à travers un financement de l’Agence française de développement (AFD).

Saisissant l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la conférence de lancement du projet, la présidente du conseil d’administration du RJPS, Michèle Pépé, a présenté le réseau, créé en 2007 à Abidjan, et qui regroupe des journalistes et professionnels de la communication engagés sur les problématiques de paix et de sécurité.
Le RJPS, a rappelé Michèle Pépé, « prend sa source dans un processus sous-régional, initié en 2003 à Bamako, visant à créer une forte synergie entre les différentes organisations de journalistes de la Communauté ouest-africaine œuvrant dans le domaine de la sécurité humaine, et plus spécifiquement sur la question des armes légères et de petit calibre ».

Historiquement engagé dans la lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères, le RJPS, a indiqué Michèle Pépé, s’engage désormais dans la sensibilisation des différentes composantes de la population et de l’Etat sur la sécurité inclusive ; notamment l’implication des femmes et des jeunes dans les processus de paix et la gouvernance de la sécurité.
Intervenant au nom des partenaires techniques et financiers du projet, Pascaline Kouakou, épse Koffi, a fait savoir que ce programme en consortium dans lequel s’inscrit le projet du RJPS, se déroule dans 6 pays que sont : la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad.

En Côte d’Ivoire, c’est un total de 10 organisations qui sont au nombre des bénéficiaires du projet, avec l’Association des Femmes Juristes (AFJCI) comme partenaire stratégique.
Procédant à l’ouverture officielle de la conférence, le vice-président de la commission sécurité et défense de l’Assemblée nationale, le député Kokousseu Tomin Alexis, s’est félicité de cette initiative qu’il a souhaité voir s’étendre à toutes les régions de la Côte d’Ivoire, au-delà des localités cibles que sont Odienné, Bonoua et Abidjan.

Le député de la région du Tonkpi, a ainsi, au nom du président de l’Assemblée nationale et de la présidente de la commission Sécurité et Défense, réaffirmé l’engagement de l’institution en faveur de l’égalité des sexes et de la sécurité ; à travers notamment la lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre.
La présentation du projet, qui a pour objectif de contribuer à remédier à la méconnaissance des agendas féministes, paix et sécurité par les communautés, notamment les femmes et les jeunes, a été faite par Victorien Aka N’taye, secrétaire permanent du RJPS, par ailleurs président du RASALAO-CI.

Il s’agira de mettre en œuvre des actions de sensibilisation et d’engagement communautaires auprès des communautés et des autorités locales, pour une vulgarisation des agendas féministes Femmes, Jeunes, Paix et Sécurité dans la commune d’Odienné, la région du Kabadougou et au plan national.
Les principaux axes d’intervention du projet sont les suivants : le renforcement des capacités des membres du RJPS ; la production et diffusion d’émissions radiophoniques ; la production d’articles de presse; l’organisation de dialogues communautaires et d’activités de plaidoyer, qui devront déboucher sur l’élaboration d’un manifeste de plaidoyer.

L’enjeu, a souligné Victorien Aka N’taye, est de passer d’une approche institutionnelle à une appropriation locale des agendas FPS et JPS, afin de construire une paix durable, inclusive et participative, avec un engagement accru des médias.
W.B



