Somalie-Côte d’Ivoire : l’essentiel est fait, trois points de plus au compteur, mais il y’a du boulot

Ouf ! Que ce fût dur ! Mais l’essentiel est sauf. Avec cette victoire sur le tard, obtenue dans les derniers instants du match, la Côte d’Ivoire empoche les trois points et garde la tête du groupe C. Avec six points et un goal différentiel de plus six.
Au prix, tout de même, de quelques sueurs froides ressenties par les supporters, face à la contre-performance qui se profilait, à mesure que les minutes s’égrenaient…
Mais, seule la victoire est à prendre en compte. Tant les Eléphants ont rendu une pâle copie à l’occasion de cette deuxième journée. De nombreux centres qui n’ont pas trouvé preneur, une finition qui laisse pantois et un jeu stéréotypé, qui n’a pas beaucoup fait trembler la solide, solidaire et courageuse défense somalienne, notamment en première mi-temps.

« Maladresse », « suffisance » et « arrogance »…
Et puis, il y’a eu, au bout du bout, ce but libérateur d’un Yann Ghoho opportuniste (89’) à l’issue d’un petit cafouillage dans la surface somalienne ; laquelle avait tenu le score vierge jusqu’à là ; en grande partie grâce à l’inefficacité et au manque d’inspiration offensive des Eléphants. Une apathie offensive et une « maladresse » qu’Hervé Renard a assimilé à « de la suffisance » et à « de l’arrogance » de la part de ses joueurs.
Et, alors même que ce petit but, difficilement obtenu, suffisait largement au bonheur des fans des Eléphants, que l’angoisse du match nul, pis encore du hold-up somalien, tourmentait déjà, Bazoumana Touré a surgi pour donner un peu plus d’ampleur à la victoire des Orange. En conclusion d’une belle action initiée par Ghislain Konan.
Le latéral ivoirien, sur une feinte de corps, a fait une percée au milieu de terrain, avant de servir Yann Diomandé. L’ailier du Real Madrid s’infiltre dans la défense des Ocean Stars et décoche une frappe qui s’écrase sur la base du poteau de Ibrahim Hamed Hussein. Bazoumana Touré, qui a bien suivi, scelle la victoire des Eléphants, à la dernière seconde des arrêts de jeu (2-0). Échec et mat.
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Quel soulagement ! Et c’est un but qui compte. Il vaut la tête du classement du Groupe C. « Ce qu’il faut retenir, c’est le résultat final ; parce que ça fait trois points et une victoire », a concédé Hervé Renard, sur un ton de dépit. Même s’il s’est dit « très satisfait » de l’activité et du volume de jeu de Malick Yalcouyé. Hormis l’immanquable manqué, « à 5 mètres du but« , en première période…

Une finition problématique
Ce score en trompe-l’œil, en effet, vient quelque peu masquer les difficultés que les hommes d’Hervé Renard ont éprouvé pour venir à bout de cette vaillante équipe somalienne. Qui, à force de défendre bec et ongle le match nul, a fini par se fatiguer. Et a naturellement céder physiquement en fin de match. Comme l’a d’ailleurs mentionné le sélectionneur somalien. Pas trop déçu de la performance de son équipe qui, a-t-il souligné, est « jeune » et continue « d’apprendre », en se confrontant notamment à des joueurs de haut niveau, dans ce type de match.
Avant les cinq dernières minutes qui leur ont été fatales, les hommes du coach Yusuf Ali Nur avaient su contenir les attaquants ivoiriens, dont un Yann Diomandé bien cerné, particulièrement en première période.
Les Ocean Stars ont même réussi quelques incursions dans la défense ivoirienne tenue par la charnière Ndicka-Agbadou. Leur ailier gauche, Sakariya Hassan, n’a pas permis au latéral ivoirien, Luck Evrard Zogbé, de passer une soirée au calme. Ce dernier a dû beaucoup s’employer pour maîtriser son vis-à-vis somalien.

Coaching gagnant
Dans l’autre surface, Diomandé, Wahi et Pépé, se sont montrés très peu inspirés offensivement. Et terriblement maladroits dans le dernier geste. Les co-équipiers du capitaine Franck Kessié ont beaucoup gâché et pêchés dans la finition. A l’image des ‘’immanquables’ occasions nettes de but, manquées par Kessié et Yalcouyé, entre autres, en première période.
Des maladresses et une inefficacité dans le jeu qui ont fait pousser des cris d’orfraie aux nombreux et impatiens supporters ivoiriens, qui avaient pris d’assaut le ‘’Felicia’’ ce mardi 29 septembre.
A l’heure de jeu, Hervé Renard, visiblement agacé, s’est résolu à changer son fusil d’épaule. Il a fait entrer Bazouma Touré, Yann Gboho et Zabi Patrick, et a ramené sur le banc Elye Wahi, Nicolas Pépé et Christ Inao.
Un coaching gagnant s’il en est, puisque Bazoumana et Gboho se sont montrés plus efficaces qu’Elye Wahi et Nicolas Pépé en attaque.

Les Black Stars éteints à Accra par les Chipolopolos
Au final, Hervé Renard et ses poulains ont été bien inspirés de s’extraire du piège à eux tendu par les Ocean Stars de Somalie, ce mardi soir, à Abidjan, dans un stade Félix Houphouët-Boigny plein comme un œuf et paré de la couleur orange. Bien que, sur le papier, c’est la Somalie qui recevait la Côte d’Ivoire pour cette deuxième journée des éliminatoires de la CAN 2027.
En effet, pendant que les Ocean Stars cadenassaient Yann Diomandé et compagnie à Abidjan, les Scorpions gambiens s’offraient, à Accra, des Black Stars, décidément bien ternes, sur le score sans appel de 4 buts à 2 !
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De fait, le mano à mano est donc bien engagé entre Eléphants et Scorpions.
Juste un petit but sépare la tête du classement occupée par les ivoiriens, depuis leur victoire (2-0) sur les ghanéens à Bouaké, de la deuxième place occupée par les gambiens, vainqueurs de la Somalie (2-1) lors de la première journée.
Ce qui a fait dire à Hervé Renard, pas plus heureux que ça de la prestation de ses poulains, lors de la conférence d’après-match, que « ça ne sera pas un groupe facile ».
Le coach des Eléphants a en effet convenu que l’essentiel était ailleurs, la victoire, les trois points et la tête du groupe. Pour le reste, il y’a encore du boulot !

W.B



