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Formule 1 : voici tous les changements pour cette saison 2026 qui démarre ce dimanche 8 mars en Australie

La saison 2026 de Formule 1 débute ce dimanche à Melbourne à l’occasion du Grand Prix d’Australie. Avec énormément de nouveautés à la clé.

La Formule 1 s’est dotée pour la saison 2026 d’une nouvelle réglementation technique vantée comme une «révolution» censée remettre les compteurs «à zéro», relancer le spectacle des courses et bousculer les classements des constructeurs et des pilotes.

Les 11 écuries et leurs 22 monoplaces sont de fait soumises à de profonds changements sur le moteur, le châssis, l’aérodynamique, les pneus et les carburants. Jamais la discipline phare du sport automobile n’a connu un tel bouleversement, même si les essais d’avant-saison à Barcelone et à Bahreïn en janvier et février ainsi que les essais libres à Melbourne ont montré que la hiérarchie des dernières années ne devrait pas être totalement chamboulée.

Voici toutes les nouveautés à connaître avant le début de la nouvelle saison, prévu ce dimanche (dès 5h) à Melbourne à l’occasion du Grand Prix d’Australie.

Des F1 moins grosses

Les monoplaces millésime 2026 pèsent 30 kg de moins pour atteindre 768 kg. Les voitures ont aussi perdu 20 cm en longueur et dix centimètres en largeur, histoire de les rendre plus maniables en phase de dépassement. Les pneus avant ont également rétréci de 25 mm et les pneus arrière de 30 mm.

Ce qui a fait dire au directeur de l’écurie Mercedes F1, l’Autrichien Toto Wolff, que les F1 avaient une «esthétique très chouette: ni trop petites ni trop grandes, pas comme les « baleines » du passé».

Une aérodynamique «active»

Adieu le fameux DRS («Drag Reduction System» ou «Système de réduction de la traînée») de 15 ans d’âge, remplacé par l’aérodynamique «active». Les ailerons avant et arrière sont mobiles et offrent deux possibilités aérodynamiques: un «mode Z» pour augmenter l’appui dans les virages et un «mode X» pour réduire la résistance à l’air en ligne droite et gagner en vitesse, sachant que les voitures de 2026 devraient être un tout petit peu moins rapides en course que leurs devancières.

Des moteurs hybrides 50/50

C’est un changement majeur qui doit conduire la discipline à son objectif de neutralité carbone en 2030: le bloc motopropulseur V6 turbo-hybride de 1,6 litre de cylindrée est conservé, mais il doit tirer dorénavant 50% de sa puissance d’un moteur thermique et 50% (350 kilowatts) de batteries électriques.

Une polémique a agité le paddock tout l’hiver: Mercedes, dont le moteur équipe aussi les McLaren, Williams et Alpine, a trouvé une faille dans le règlement pour dépasser le taux maximal autorisé de compression du moteur et donc bénéficier d’un peu plus de chevaux. Au grand dam de Ferrari et d’Audi. Les écuries, la F1 et la FIA (Fédération internationale de l’automobile) ont voté vendredi un compromis pour que ce taux soit mesuré, à compter du 1er juin, à la fois à température ambiante et à chaud.

Nombre de pilotes ont exprimé leur scepticisme face à la nouvelle motorisation et à un nouveau pilotage induit par un bouton «boost» pour accélérer et dépasser ou éviter d’être doublé: le quadruple champion du monde néerlandais Max Verstappen (Red Bull) s’est moqué d’une «F1 qui ressemble à la Formule E (électrique) sous stéroïdes» et le Français Esteban Ocon (Haas) a rigolé d’un «bruit (de moteur) pas beau».

Et Mercedes a été accusée de ne pas avoir homologué à temps son carburant Petronas. «Des grosses conneries», a répliqué Toto Wolff à Bahreïn. Toutes les essences des monoplaces sont dites 100% «durables».

De nouvelles F1 sur la grille

Cette saison compte 11 écuries au lieu de dix avec l’entrée en lice de Cadillac, motorisée par Ferrari, avant que la marque de General Motors produise ses moteurs en 2028. L’écurie américaine a deux pilotes vétérans de la F1, le Mexicain Sergio Pérez et le Finlandais Valtteri Bottas.

Le constructeur allemand Audi signe aussi son arrivée en F1 en remplacement de l’écurie suisse Sauber avec à sa tête l’ancien dirigeant de l’écurie Ferrari, l’Italien Mattia Binotto, et ses deux pilotes, l’Allemand Nico Hülkenberg et le jeune Brésilien Gabriel Bortoleto.

Un top 4 inchangé

Les essais d’avant-saison à Bahreïn et les essais libres à Melbourne ont montré, comme l’a déploré Esteban Ocon, que la hiérarchie ne devrait pas être «chamboulée», surtout pour le quarté de tête (dans le désordre): Ferrari, Mercedes, McLaren, Red Bull.

Lire aussi : Formule 1 : le Britannique Lando Norris sacré champion du monde devant Max Verstappen

Et bien que, comme l’a relevé le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari), «tout le monde cache son jeu» avant le Grand Prix d’Australie prévu ce dimanche (dès 5h) à Melbourne, Williams, Haas, Alpine et Racing Bulls devraient être en milieu de grille, suivies par Audi, Cadillac et Aston Martin en fin de classement.

Source : AFP

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