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Commissaire Marie-Laure Adjé, ComNat-ALPC : « la Côte d’Ivoire connaît aujourd’hui une stabilité…. mais la vigilance reste de mise »

« La crise politico-militaire de 2011 a laissé des séquelles au sein de la population. La Côte d’Ivoire connaît aujourd’hui une stabilité; toutefois elle continue de faire face à des défis sécuritaires liés notamment à la disponibilité et à la circulation illicite des armes à feu, la fabrication et l’utilisation des Engins Explosifs Improvisés (EEI), la présence encore notable des Restes Explosifs de Guerre (REG), effets résiduels des conflits passés », a déclaré le commissaire-divisionnaire de Police Marie-Laure Adjé, responsable de la sous-commission sensibilisation de la Commission nationale de lutte contre les armes légères et de petit calibe (ComNat-ALPC).

Le Commissaire-Divisionnaire de Police Marie-Laure Adjé et le secrétaire général du RJPS, Hamdou Ziao (à gauche).

C’était à l’occasion de l’atelier de renforcement des capacités des membres du Réseau des journalistes et professionnels de la communication sur la Paix et la Sécurité. L’atelier a été organisé par le RJPS, en collaboration avec le Réseau d’action sur les armes légères en Afrique de l’ouest-section Côte d’Ivoire (Rasalao-ci), du 22 au 26 avril 2026, à Bonoua (dans la région du Sud-Comoé), autour du thème : « Appui à la vulgarisation des agendas féministes Paix et Sécurité auprès des communautés en Côte d’Ivoire (SAC-CI) ».

La représentante de la ComNat-ALPC, avec à ses côtés Hamadou Ziao et Michèle Pépé, respectivement Sg et Pca du RJPS.

Selon la responsable de la sous-commission sensibilisation de la ComNat-ALPC, la présence persistante de tous ces types d’armes a pour conséquence l’insécurité qui se manifeste à travers des conflits intercommunautaires, des violences armées basées sur le genre (homicides, suicides, viols, etc.), des attaques terroristes contre les populations civiles et contre des positions des forces de défense et de sécurité, des accidents liés à l’explosion de restes explosifs de guerre (REG), etc.

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« Malgré les efforts de désarmement, les ALPC continuent d’être un enjeu sécuritaire majeur avec des effets aggravés, particulièrement pour les femmes et les jeunes », souligne le commissaire Adjé.

Une vue des participants lors de l’intervention du commissaire Adjé Marie-Laure.

Pour illustrer cette situation, quelques faits divers ont été évoqués. A Bangolo, le 8 mars 2026, un jeune planteur a été tué par un chasseur traditionnel communément appelé Dozo. Un coup de feu accidentel, selon des témoins. A Abidjan-Cocody, 31 mars 2025, un agent de police s’est suicidé avec son arme. Les motifs de ce drame seraient d’ordre familial. A Bingerville, le 10 avril 2024, un militaire tue sa compagne et se suicide. Raison évoquée, une suspicion d’infidélité. Etc.  Ce sont autant d’incidents qui sont devenus banals du fait de la guerre qu’à connue le pays.

Le commissaire Adjé a également souligné  l’impact des armes sur  les violences basées sur le genre (VBG). « La présence d’ALPC facilite les viols, agressions sexuelles, enlèvements et mariages forcés. Les armes sont utilisées pour soumettre, menacer et détruire les structures familiales. Les jeunes hommes sont recrutés dans les groupes armés, impliqués dans la criminalité, en tant que porteurs d’armes et relais de groupes criminels ou extrémistes », a-t-elle relevé.

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C’est pourquoi, dans sa communication, la représentante de la ComNat-ALPC a affirmé que, malgré les efforts du gouvernement, les risques demeurent, notamment dans certaines zones de conflits récents (Abidjan et aux alentours d’Abidjan, à l’Ouest et notamment dans le Nord du pays, à Kafalo, Tiémé). La vigilance reste donc de mise et la sensibilisation toujours d’actualité.

Ey

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