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Paix et Sécurité : Dr Angèle Ouraga, experte-criminologue, plaide pour une plus grande inclusion des femmes

« Face aux nombreux défis sécuritaires (criminalité armée, cybercriminalité, terrorisme, addictions), il faut une co-production de la sécurité », a déclaré Dr Angèle Ouraga, criminologue, experte en genre et sécurité. C’était à l’occasion d’un atelier à l’intention des médias ivoiriens organisé par le Réseau des journalistes et professionnels de la communication pour la paix et la sécurité (RJPS), du 22 au 26 avril 2026, à Bonoua (ville du Sud-Est de la Côte d’Ivoire), en collaboration avec le Réseau d’action sur les armes légères en Afrique de l’ouest-section Côte d’Ivoire (Rasalao-ci). Cet atelier de formation avait pour  thème : « Appui à la vulgarisation des agendas féministes Paix et sécurité auprès des communautés en Côte d’Ivoire  (SAC-CI) ».

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Justifiant sa position, l’experte explique que la notion de « sécurité » a longtemps été considérée comme une affaire de l’État, centrée sur la protection du territoire face aux menaces militaires. Cependant, après la Guerre froide, cette conception a évolué vers une approche plus humaine, la « sécurité humaine ». Désormais, « la sécurité ne se limite pas seulement aux menaces militaires classiques mais prend en compte également les conditions de vie des populations et la promotion des moyens de subsistance ».

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Elle a rappelé que la Réforme du secteur de la sécurité (RSS) engagée par l’Etat ivoirien, après la crise post-électorale de 2010, vise à instaurer un climat de sécurité favorable au développement. S’inspirant de l’idée que la guerre est une chose trop grave pour être confiée aux seuls militaires (Georges Clemenceau).

Dr Angèle Ouraga (2è à partir de la droite vers la gauche) entourée de l’équipe dirigeante du RJPS.

Parlant de la gouvernance inclusive, Dr Ouraga explique qu’elle a pour objectif de transformer les populations responsables de leur propre sécurité aux côtés des forces de sécurité et de défense.

Selon la criminologue, cette approche à pour objectif d’encourager  les communautés, notamment  les femmes, les jeunes et les institutions de sécurité (la police et la gendarmerie), à co-produire  la sécurité  afin de bâtir un environnement plus sûr, au-delà de la  « sécurité traditionnelle »  fournie par l’État.

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Dans sa communication, Dr Ouraga a insisté également sur le fait que la sécurité humaine mobilise aussi bien des acteurs étatiques – ministères, forces armées nationales, institutions nationales de droit de l’homme – que les acteurs, non-étatiques, comme les organisations de la société civile, ONG, médias, etc.

Dans cette dynamique, le rôle des femmes est crucial. « Malgré les nombreuses barrières (stéréotypes, manque de confiance, violence basée sur le genre…) auxquelles elles font face, les femmes et les jeunes femmes jouent des rôles via leur leadership dans les comités de sécurité, de médiation, dans la sensibilisation… Elles apportent des perspectives uniques sur les menaces et les solutions de sécurité », a-t-elle soutenu.

Atelier du RJPS, avril 2026, à Bonoua.

Pour la conférencière, l’inclusion des femmes et des jeunes n’est pas une option, mais une nécessité pour une société plus sûre. C’est à juste titre qu’elle a invité les acteurs des médias regroupés au sein du Réseau des journalistes et professionnels de la communication pour la paix et la sécurité (RJPS), à l’initiative de cet atelier, à contribuer à la vulgarisation des résolutions 1325 et 2250 des Nations Unies, respectivement consacrées aux femmes et aux jeunes.

Dr Ouraga est criminologue, directrice exécutive de la Fondation SERENTI, une organisation non gouvernementale (ONG) ivoirienne qui œuvre pour la promotion de la paix, la sécurité inclusive, le développement durable et la dimension genre. Elle est également chargée de programme au Réseau d’action sur les armes légères en Afrique de l’Ouest-Section Côte d’Ivoire (RASALAO-CI).

Ey

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