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Agenda femmes, jeunes, paix et sécurité : les résolutions 1325 et 2250 expliquées aux professionnels des médias

N’Deté Clovis Delacroix, expert en genre, droits humains, plaidoyer, gouvernance, études, veille et communication stratégique, a exposé aux professionnels des médias, le 23 avril 2026, les fondements des résolutions 1325 et 2250 du Conseil de sécurité des Nations Unies adressé respectivement aux femmes et aux jeunes. C’était à l’occasion de l’atelier organisé par le Réseau des journalistes et professionnels de la communication pour la paix et la sécurité (RJPS), en collaboration avec le Réseau d’action sur les armes légères en Afrique de l’ouest-section Côte d’Ivoire (Rasalao-ci), du 22 au 26 avril 2026, à Bonoua (dans la région du Sud-Comoé).

Cet atelier de formation avait pour thème : « Appui à la vulgarisation des agendas féministes Paix et Sécurité auprès des communautés en Côte d’Ivoire (SAC-CI) ». Un projet financé par l’Agence française de développement (AFD), avec l’appui d’un consortium d’Ong, consitué de Equipop (cheffe de file), Diakonia au Burkina, ONG FAD au Niger et Gorée Institute au Sénégal.

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Face aux journalistes, l’expert explique que la résolution 1325, adoptée le 21 octobre 2000 par le Conseil de sécurité de l’Onu, vise à apporter une réponse à la faible participation des femmes dans le processus de paix et de sécurité. « Elle vise essentiellement l’implication des femmes dans le processus de paix et de sécurité », a-t-il souligné. Avant d’ajouter qu’elle est fondée sur 4 piliers fondamentaux : la participation, la prévention, la protection et le relèvement/réhabilitation.

N’Deté Clovis Delacroix, expert en genre, droits humains, plaidoyer et gouvernance.

Selon lui, il s’agit d’une résolution non contraignante, mais normative. Cette résolution est complétée par deux autres résolutions. En occurrence, les résolutions 1820 et 1960 sur les femmes, la paix et la sécurité. A en croire le conférencier, la Résolution 1325 vient compléter la Convention de la Cedeao sur les droits des femmes et la participation. Cette résolution reconnaît que les femmes doivent être actrices dans le processus de paix et de sécurité.  En effet, elles participent aux négociations de paix, à la médiation locale et à la mobilisation pour la réconciliation.

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Au niveau de la Côte d’Ivoire, le premier Plan d’action national (PAN/1325) sur les femmes, la paix et la sécurité a été adopté en 2008 pour la période de 2008 à 2012; le Plan de la deuxième génération a été adopté en 2019 pour la période de 2019-2023 et est coordonné par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’enfant.

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S’agissant de la résolution 2250, elle a été adoptée en 2015 par le Conseil de sécurité des Nations Unies et concerne principalement la participation des jeunes aux actions de paix et sécurité. C’est la première résolution du Conseil de sécurité qui concerne essentiellement les jeunes.

Cette résolution concerne les jeunes de 18 à 29 ans très souvent instrumentalisés lors des conflits. Elle comporte 4 piliers : participation, participation, protection, prévention et partenariat. « La résolution 2250 reconnait que les jeunes sont des agents de changement pour la paix et la sécurité. Elle s’inscrit dans la continuité de la résolution 1325 relative aux femmes. Son objectif est de promouvoir la participation politique des jeunes, encourager l’accès des jeunes aux financements internationaux et favoriser l’inclusion des jeunes, notamment des jeunes femmes dans la lutte antiterroriste », confie-t-il.

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En effet, « les jeunes, en Afrique de l’ouest contribuent à la médiation communautaire, campagnes de sensibilisation contre les violences et participent aux dialogues nationaux », explique l’expert.

C’est le lieu de rappeler que cette résolution renforce la résolution 2419, portant sur la ‘’Jeunesse, Paix et Sécurité’’. Elle est reconnue au niveau africain par la charte africaine de la jeunesse.

En Côte d’Ivoire, cette résolution est mise en œuvre par le ministère de la Promotion de la jeunesse, de l’insertion professionnelle et du Service civique. Elle insiste sur l’éducation et la formation des jeunes, l’emploi décent et les opportunités économiques, la prévention de la radicalisation violente, etc.

Ey

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