Energie renouvelable : la Côte d’Ivoire inaugure une centrale à biomasse de 46 MW à Ayebo

D’une capacité installée de 46 MW, la centrale à biomasse Biovéa d’Ayébo (Aboisso), la plus importante d’Afrique de l’Ouest fonctionnant exclusivement à partir de résidus agricoles, a été officiellement mise en service, le jeudi 05 novembre 2026, par la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nialé Kaba, représentant le Premier Ministre Robert Beugré Mambé. Ce, en présence d’un parterre de personnalités, dont le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly.
Inscrivant Biovéa dans la dynamique impulsée depuis 2011 par le Président de la République, Alassane Ouattara, Nialé Kaba a rappelé que le taux d’accès à l’électricité est passé de 33,1 % en 2011 à plus de 99 % aujourd’hui. « Après le barrage hydroélectrique de Soubré, les centrales d’Azito et de CIPREL, puis les centrales solaires de Boundiali et de Ferké-Sokoro, la Côte d’Ivoire franchit aujourd’hui une nouvelle étape avec la mise en service de sa première centrale à biomasse », s’est-elle félicitée.

Pour la ministre, grâce à cette centrale, plus de 12 000 planteurs verront leurs revenus augmenter à partir de la valorisation de leurs résidus, et plus de 1 000 emplois directs et indirects pérennes seront créés. Les cendres issues de la combustion seront en outre réutilisées comme fertilisants, et près de 4,5 millions de tonnes de CO₂ seront évitées sur la durée d’exploitation.
De son côté, Mamadou Sangafowa-Coulibaly a dit que Biovéa valorisera près de 450 000 tonnes de résidus issus du palmier à huile, fournies notamment par PALMCI et les producteurs locaux.
Le ministre a également annoncé qu’après « Biovéa, deux autres centrales suivront, l’une à base de résidus de cacao à Divo et l’autre à base de tige de coton à Boundiali ».
D’un investissement de plus de 150 milliards de FCFA, cette centrale injectera chaque année près de 336 GWh d’électricité dans le réseau national, soit l’équivalent des besoins de près de 1,7 million de personnes.
Source : CICG



