
La campagne pour l’élection présidentielle du 12 avril 2026 au Bénin a été solennellement lancée par le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Sacca Lafia. « Aux premières lueurs de ce vendredi 27 mars 2026, notre République s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire. En vertu de l’article 46 de la loi portant Code électoral, je proclame officiellement l’ouverture de la campagne électorale pour le premier tour de l’élection du duo Président et Vice-Président. Cette période de ferveur démocratique s’achèvera, de manière irrévocable, le vendredi 10 avril 2026 à minuit ».

Deux candidats sont en lice pour succéder au président sortant Patrice Talon, qui achève son second et dernier mandat constitutionnel. Il s’agit du « protégé » du Président sortant, le ministre Romuald Wadagni, candidat de la mouvance présidentielle, qui a pour colistière à la vice-présidence, Mariam Talata. En face de lui, le candidat Paul Hounkpè, représentant une opposition dite modérée, qui a pour colistier Judicaël Hounwanou.

Près de huit millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour ce scrutin dont l’issue laisse peu de place au suspense, du fait de l’absence de l’opposition significative. En effet, les candidats du parti Les Démocrates de l’ex-Président Boni Yayi, l’avocat Renaud Agbodjo et son colistier Jude Lodjou, ayant été mis hors course pour cause de parrainages suffisants.
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Le 25 avril, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé le déploiement d’une Mission d’observation électorale à long terme (MOELT), composée de 15 experts, dans le cadre de cette présidentielle du 12 avril. Avec pour objectifs de suivre « toutes les étapes clés du processus électoral avant, pendant et après le scrutin » ; et de faire des « analyses (qui) serviront de mécanismes d’alerte précoce et de réponse rapide afin de contribuer à la prévention et à la gestion de tout conflit susceptible d’être lié aux élections ».

L’avant-dernière étape de cette échéance électorale cruciale s’ouvre dans un climat tendu après la tentative de coup d’État déjouée du 7 décembre 2025 contre le Président Patrice Talon. Un coup fomenté par des militaires conduits par le lieutenant-colonel Pascal Tigri, alors commandant des forces spéciales béninoises.
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Ce putsch manqué, dont le cerveau présumé est toujours en fuite, a été suivi d’une vague d’arrestations au sein de l’armée et de l’opposition politique.
W.B



