Guinée : Mamadi Doumbouya radie 173 militaires pour désertion
Le président guinéen Mamadi Doumbouya a ordonné la radiation de 173 militaires des Forces armées pour désertion.
Cette mesure disciplinaire touche plusieurs grades et unités du pays. Parmi les militaires concernés figure le commandant Michel Lamah, ancien membre des Forces spéciales associé aux événements du 5 septembre 2021.
Une radiation massive dans plusieurs unités
La décision a été officialisée dans un décret rendu public lundi dernier. Fondé notamment sur les articles 24 et 25 du Statut général des militaires, le texte concerne aussi bien des officiers que des soldats affectés dans différentes composantes de l’armée guinéenne.
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Des bataillons d’infanterie, des troupes aéroportuaires et plusieurs compagnies territoriales figurent parmi les unités concernées.
La liste comprend notamment le capitaine Bakary Keïta du bataillon d’infanterie de Siguiri, le capitaine Abdoul Karim Sissoko, le lieutenant Alseny Sylla ainsi que le sous-lieutenant Abdoulaye Aminata Camara des troupes aéroportées.
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Avec 173 militaires rayés des effectifs en une seule mesure, cette constitue l’une des plus importantes opérations disciplinaires collectives annoncées récemment au sein des Forces armées guinéennes.
Le cas symbolique du commandant Michel Lamah
Parmi les militaires radiés, le nom du commandant Michel Lamah retient particulièrement l’attention. Ancien membre du Groupement des forces spéciales, il appartenait à l’unité ayant joué un rôle central dans le renversement du président Alpha Condé, le 5 septembre 2021. Michel Lamah avait notamment été présenté comme l’un des militaires impliqués dans l’arrestation et le transfert de l’ancien chef de l’État après la prise du pouvoir par le Comité national du rassemblement pour le développement.
Près de cinq ans plus tard, il est à son tour exclu des effectifs de l’armée pour désertion.
La décision intervient alors que Mamadi Doumbouya insiste régulièrement sur la discipline, le respect de la hiérarchie et les obligations liées au statut militaire.
Ancien commandant des Forces spéciales devenu chef de l’État, il adresse ainsi un message de fermeté à l’institution dont il est lui-même émis.
La présence de Michel Lamah parmi les militaires sanctionnés donne à cette vaste opération disciplinaire une portée politique et symbolique qui dépasse la simple gestion administrative des effectifs.
Source : Vox Africa News



